L’argent, le nerf de la guerre pour EA

On le sait tous, une entreprise est faite pour générer de l’argent et si possible, du bénéfice. Et ça, EA Games l’a bien compris.

Déjà élue pire entreprise américaine en 2012 et 2013, EA a souvent été la cible des moqueries des joueurs. Qu’à cela ne tienne, les évènements de ces derniers jours n’améliorent pas la réputation de l’entreprise. En effet, celle-ci est sous le feu des critiques depuis l’annonce de la fermeture du studio Visceral Games, à la base de la série Dead Space, et qui bossait sur un jeu Star Wars solo et scénarisé.

Mais comme une mauvaise nouvelle ne vient pas seule, un ancien employé d’EA dénonce la nouvelle politique de la firme : indice, elle ressemble très fort à celle de Monsieur Krabs dans Bob L’éponge !

Pour les gens qui travaillent chez EA, la suppression du studio n’est pas surprenante. C’est en tout cas ce que dit Manveer Heir, ancien designer chez BioWare qui a travaillé sur le multijoueur de Mass Effect 3 et Mass Effect Andromeda […].

L’homme s’explique via le podcast Waypoint  :

« Ils (les directeurs de chez EA) poussent généralement de plus en plus à la création de jeux en open-world. La raison est qu’il est plus simple de monétiser ce genre de jeux.

Manveer Heir de continuer :

« Comment se soucie-t-on de la monétisation chez EA ? En instaurant des microtransactions. […] C’est pour ça que nous avons ajouté des packs de cartes à Mass Effect 3. Il fallait résoudre la question du : comment faire rester les joueurs sur notre jeu et les faire joueur 100 heures à la place de 60 ? »

Heir a également abordé le sujet des budgets de jeu gonflés, qui dépassent souvent les 100 millions de dollars. Selon le concepteur, de tels budgets ne laissent pas de place aux jeux de niveau intermédiaire, à joueur unique, qui représentent des budgets plus modestes, car « Les éditeurs en général ne se soucient que du meilleur retour sur investissement ».

Et le mot de la fin ne vous laissera certainement pas de marbre :

« Ils se fichent peu de savoir ce que les joueurs veulent, par contre, ils se soucient énormément de ce pourquoi les joueurs payeront. »

Bref, vous l’aurez compris, ce que dénonce Heir ici est l’appât du gain de plus en plus important de la part des grosses entreprises du monde du jeu vidéo. Bien que l’exemple présenté ici met en scène EA, il ne fait pas de doute que certains autres pontes de l’industrie vidéoludique surfent sur la même vague. En effet, depuis sa sortie en 2013, Destiny de Bungie, suscite également de nombreuses critiques de la part de la communauté des joueurs qui voient par la politique de DLCs (presque obligatoires si l’on veut continuer à profiter du jeu) une façon de soutirer encore et toujours de l’argent aux joueurs parfois pour un contenu décevant et qui aurait facilement pu faire partie du jeu de base.

Enfin, cette interview soulève également un second point dérangeant : le gonflage délibéré du budget des nouveaux gros titres afin de justifier le placement de microtransactions. Quoi qu’il en soit, on espère qu’en dépit de devoir subir des micropaiements, la qualité des prochaines grosses licences ne soit pas entachée. Car, d’ici un an, un certain Anthem de BioWare pointera le bout de son nez, et il serait de bon ton de proposer un titre complet et solide ne nécessitant pas l’achat de petits « bonus » et consorts.

 

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