[TEST] Neef for Speed Heat

Ah, l’odeur de la gomme brûlée, le ronron du moteur et le sapin magique qui pue pendouillant au rétroviseur. Vous sentez l’atmosphère de la voiture tuning ? Non ?! C’est normal, nous non plus !


Vous vous dites surement que ce test arrive un peu tard et vous avez raison. Ce qui nous a empêché d’arriver en pôle position c’est qu’on a du changer de Playstation 4 (console utilisée pour le test) en cours de route… Bref, on enclenche la 1ère et on y va.

Comme il était bon le temps de NFS Underground/ Underground 2 où le tuning et la vitesse nous en mettaient plein les yeux sur nos vieilles cartes graphiques 256mb, Xbox et PS2. Qu’en est-il de de cette nouvelle mouture de la série de jeux de course dont le blason est à redorer depuis quelques épisodes déjà ?

L’Histoire

NFS Heat vous place dans la peau d’un avatar de votre choix arrivant à Palm City pour relever les nombreux défis proposés par le festival automobile local.

Évidemment, comme tout bon jeu manichéen, vous incarnerez un gentil chauffard complètement allumé prêt à déraciner arbres et poteaux électriques contre quelques billets verts et un peu de gloire éphémère. En face, une bande de vilains flics… faisant leur travail en évitant que des tarés n’écrasent des piétons et détruisent le matériel urbain !

Je suis méchant hahahaha !

Comment cela se traduit-il réellement ? Premièrement, quelques cinématiques au doublage français ridicule viendront étoffer cette ambiance de série B. Ensuite, durant vos courses nocturnes, des voitures de police ultra musclées viendront semer la zizanie parmi les concurrents et vous prendront en chasse jusqu’à ce vous les semiez, les détruisiez ou que vous vous fassiez arrêter.

Heureusement, on ne joue pas à un jeu de course pour son histoire (qui a quand même le mérite d’exister !)

Le Gameplay

Ce qui est compliqué quand on teste un jeu, c’est de rester objectif et surtout d’éviter les comparaisons. Du moins, c’est ce que j’essaye de m’imposer comme rigueur afin d’éviter tout biais lors de la rédaction de mon test. Malheureusement, mon esprit faible n’a pu succomber à l’irrépressible besoin de comparer NFS Heat au géant Forza Horizon 4. Aurais-je dû ?

Ne mâchons pas nos mots : NFS Heat est largement en dessous d’un Forza et c’est bien dommage pour les amateurs de jeux de bagnoles. Évidemment, le jeu n’a pas la même prétention qu’un Forza Horizon, mais il n’empêche, le gameplay n’est pas vraiment au rendez-vous.

Mais qu’est-ce qui fâche vraiment ? La conduite, premièrement. Visiblement, seule la gâchette droite est à utiliser et le jeu ne dispose que d’un seul bouton pour freiner / drifter/ reculer. Un virage ? Petit coup de stick a droite ou a gauche et le jeu tourne et freine pour vous. Mieux qu’une automatique ! Choix très étrange pour un jeu de course, et surtout très frustrant pour les amateurs de pilotage.

Deuxièmement, la difficulté est absente du titre. Un joueur peu habitué aux jeux de courses automobiles aura rapidement fait de terminer premier avec 800 à 900m d’avance sur le 2ème. N’essayez JAMAIS la difficulté facile. C’est ce que l’on appelle du nivellement par le bas.

Comme expliqué précédemment, une partie du gameplay repose sur les courses poursuite avec la police. Étrangement, celles-ci sont un peu plus palpitantes qu’une course traditionnelle, et cela grâce aux pilotes de la police COMPLÉTEMENT fous qui vous rentreront dans le lard dès qu’ils le pourront. Heureusement (ou pas ?), l’IA a un Q.I. proche de celui d’une jante, donc après quelques embardées et un séjour au cachot, on attrape vite le coup de main pour leur échapper et pouvoir finir sa course pépère. (Je vous jure que je termine 1er même en étant poursuivi et tamponné par la police).

« Un jour je serai le meilleur pilote, je piloterai sans répit… »

Enfin, la dualité jour/ nuit est plutôt bien utilisée. En effet, NFS Heat propose des courses légales sur circuit en journée, histoire d’engranger un max de blé alors que la nuit sera plutôt propice aux courses clandestines où le gain de renom sera plutôt important. La renommée est nécessaire car elle sert à débloquer des courses et des voitures qui vous permettent de progresser dans l’histoire principale et continuer ainsi votre petit bonhomme de chemin jusqu’au dénouement final du titre !

Dernière précision sur le gameplay : votre voiture peut détruire tout : arbres, bancs, murets, poteaux, lampadaires, grilles, poubelles etc. Il y a juste les bâtiments qui tiennent debout ! (Vous comprenez maintenant le rôle des vilains policiers ?)

Je fais du tuning dans les meeting le dimanche après midi !

Le jeu propose un joli panel de 120 véhicules qui peuvent tous être modifiés ; moteur et extérieur. Pour ce qui est de la customisation des véhicules, EA ne s’est pas foutu de nous. On peut à peu près tout changer, de la porte aux phares arrières en passant par les suspensions et le moteur. Il y a de quoi faire.

Grand fan des énormes stickers dégueulasses à coller sur la vitre arrière de la voiture, le jeu a su combler mon bonheur en me permettant d’étaler un magnifique autocollant bien kitch. J’adore.

Franchement, le contenu a fini par représenter à peu près ma seule motivation à poursuivre ma quête de gloire. L’histoire mollassonne ne me plaisant guère, j’ai par contre retrouvé le coté grisant de pouvoir débloquer la pièce qu’il me manquait pour faire de ma caisse une tire de rêve pour défourailler des arbres à pleine vitesse. Voilà l’un des aspects le plus réussis du jeu !

« C’est officiel, ta caisse a été t-t-t-t-t-tuné »

Ambiance et graphismes

Difficile de se prononcer sur ce point. La bande-son est vraiment plaisante et retranscrit bien l’ambiance compétition underground du jeu. Celle-ci peut aussi s’appuyer sur des graphismes soignés et de jolis effets de lumière. De plus, le monde ouvert du jeu permet de faire une pause entre les courses et propose quelques défis et objets de customisation à collectionner. Honnêtement, ce ne sont pas les activités qui manquent.

Ceci dit, il m’a été compliqué de me plonger réellement dans l’ambiance délictueuse du titre où l’on est censé titiller la police et n’en faire qu’à notre tête, façon Fast and Furious. Il manque ce je-ne-sais-quoi qui m’empêche de m’immerger pleinement dans l’univers du jeu.

Chauffe Marcel, on a du pain sur la planche !

Conclusion

NFS Heat n’est pas une réussite mais n’est clairement pas un échec. Plus on progresse dans le jeu et plus on commence à l’apprécier, même si le plaisir se fait ressentir parfois un peu tard. Le monde ouvert fourmillant de défis, les nombreuses options de customisation et la bande-son sont les principaux atouts de cette nouvelle itération de la célèbre franchise. Malheureusement, de sérieux problèmes de gameplay entachent le jeu et facilitent bien trop l’aventure proposée : commandes réglées en 2 boutons, aide à la conduite trop poussée, courses-poursuite anecdotiques et I.A. inexistante ne permettent pas au jeu de se démarquer de la concurrence sérieuse que peuvent représenter Project Cars 2 ou encore Forza (MotorSport et Horizon). Cela dit, le jeu reste une expérience agréable si on ne recherche pas à tout prix le défi et que la customisation est un de vos passe-temps favoris !

Le jeu est disponible sur PC, Xbox One et PS4.

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