[TEST] Spellbreak

Ah, que voilà une surprise, un nouveau… BR ! Oui, encore un Battle Royale qui vient s’ajouter à la longue liste de ceux déjà existants. Spellbreak a-t-il les atouts nécessaires pour se démarquer de la concurrence ?


C’est quoi Spellbreak ?  

Annoncé il y a deux ans et passé par de multiples phases de test, le jeu développé par Proletariat est un pur Battle Royale avec tout ce qui fait leur succès : une zone qui se réduit, des survivants qui se lattent la tronche et des objets à récupérer.

N’empêche, ce jeu a le don d’apporter quelque chose de frais : la magie. En effet, dans Spellbreak, 42 joueurs s’affrontent à grands coups de sortilèges pour survivre ! Le dernier survivant remporte la partie. Classique. Malheureusement, le jeu ne comporte pas beaucoup d’autres modes de jeu pour varier les plaisirs, seul un mode 9v9 vient étayer le tout. Heureusement, le titre est crossplay et permet de jouer avec ses amis sur PC, Xbox ou PS4.

Gameplay :

Comme dit plus haut, ici vous ne trouverez pas de flingues à ramasser ou autres grenades et gadgets à faire péter sur vos ennemis. L’arme, c’est votre gantelet et son pouvoir que vous choisissez avant chaque partie. Vous aurez le loisir de choisir entre un gantelet de feu, givre, vent, pierre, électrique ou toxique.

Chaque gantelet dispose d’une attaque majeure et d’attaques basiques. Par exemple, le gantelet de feu peu permettre de créer un mur de flammes sur la carte, ou le gantelet de vent de générer un tourbillon. L’intérêt de cette attaque puissante est qu’on peu la combiner avec un sort issu de notre deuxième gantelet, quand à lui récupérer sur la carte, en cours de partie. Par exemple, vous pourrez embraser  de mille feux une grande explosion toxique, ou encore faire traverser un mur de flamme à un rocher pour le transformer en une sorte d’astéroïde.

Vous l’aurez compris, le gameplay permet pas mal de combos sympathiques et dévastateurs… sur le papier. Car dans les faits, lorsque vous êtes face aux adversaires, souvent on a pas le temps de créer des combinaisons et il est plus efficace de se contenter de balancer des attaques de base, plus rapides et précises et surtout, moins énergivore.

En effet, pour pouvoir enchaîner les attaques, il faudra veiller à votre jauge d’énergie. Celle-ci se recharge plus ou moins rapidement, mais se décharge vite si l’on ne gère pas correctement ses attaques. Je me suis retrouvé plusieurs fois en situation de combat où je regardais plus la jauge de mana que mon adversaire… (bon après je ne suis pas un pro non plus, il y a surement moyen de faire mieux !)

Histoire que vous puissiez déployer pleinement votre potentiel de mage, la carte regorge de coffres et autres artefacts à déverrouiller. Ces différents trésors vous permettront de vous équiper d’objets plus ou moins rares. La rareté des objets suit un code couleur désormais bien connu de tous (vert, bleu, violet, orange) et il est intéressant de remarquer qu’il faut laisser appuyer longtemps son doigt sur la touche pour changer d’objet. Cette façon de faire empêche donc de se tromper d’objets et de lâcher par erreur son gantelet préféré.   

Les coffres délivrent aussi 3 autres sortes d’équipement que sont les bottes, les ceintures et les colliers/amulettes. Ceux-ci vous permettent de vous mouvoir plus vite, d’être plus résistant et d’augmenter votre jauge de mana le temps d’une partie. Enfin, il est également possible de s’équiper d’une rune, elle aussi récoltable sur la carte. Nombreuses, elles ne permettent malheureusement presque toutes que d’apporter un bonus de déplacement. Seule une rune vous permet de détecter les ennemis proches. Rapidement, on comprendra que la rune la plus pratique est celle qui autorise un vol prolonger au dessus du champ de bataille. Dommage, cela partait d’une bonne idée mais la redondance des pouvoirs proposés ne permet pas réellement de diversifier le gameplay.

Pour conclure la partie gameplay, j’aimerais exprimer un ressenti qui m’est apparu à de nombreuses reprises. Simplement, lorsque que des joueurs s’affrontent, les combats sont extrêmement brouillons. Il est difficile de cibler correctement un adversaire et les effets de sorts et autres explosions ne rendent pas une lecture facile des combats. De plus, le système de « ping » mis en place manque de précision et n’aide pas à cibler correctement un objectif.

Environnement et son :

La carte qui sera le théâtre de multiples affrontements est plutôt vaste et bien détaillée, elle a même un air de Zelda : Breath of the Wild ! Le côté « cartoon » est plaisant et n’empêche pas de profiter de très beaux décors. La carte est parsemée de châteaux et villages en ruine, de vallées et rivières et propose quelques environnements différents comme une zone désertique, une brumeuse etc. Franchement, cette map a son petit effet « médiéval fantastique » des plus plaisant. 

Néanmoins, il m’a paru compliqué de me dire que telle ou telle zone était plus intéressante pour y trouver du loot. Dans Spellbreak, le loot est presque omniprésent où que vous soyez, donc peu importe l’endroit où vous choisissez d’atterrir, cela sera rentable.  De plus, les équipements de meilleures qualités sont directement renseignés sur la carte. On aime ou on aime pas.

Aussi belle la carte soit-elle, elle manque cruellement de vie et d’animation, même d’interactions. Avec les sorts qu’on balance, on aurait aimé voir les arbres s’enflammer, les murs s’écrouler etc. Même chose pour la faune inexistante. Même pas un vieux rat qui traîne histoire de donner un peu de peps à l’environnement. C’est un peu décevant.

Pour ceux qui apprécient les musiques et ambiances sonores des jeux, vous serez déçu de constater que la bande-son du titre est vraiment dépouillée. Les effets des sortilèges sont acceptables, la musique du menu ne donne rien d’épique alors que, bon sang, on est 42 mages à se griller les fesses en armure badass, et en partie, il faudra vous contenter du stricte minimum. Gageons qu’avec le temps, les équipes de Prolétariat saurons palier à ce manque qui se fait ressentir.

Conclusion : 

Que dire de ce nouveau BR ? Loin de se distinguer de la concurrence acharnée proposée par Fortnite, PUBG, Warzone, Apex, Hyper Scape, Ring of Elysium etc. Spellbreak a quand même son charme avec cet univers doux, fantastique et hautement magique. 

L’utilisation de sortilèges et leur combinaison est vraiment une excellente idée. Il y a la sur le papier de quoi faire rêver les plus audacieux apprentis sorciers d’entre-nous, néanmoins, la dynamique des combats ne permet pas vraiment de s’adonner à cette alchimie destructrice. On se contentera souvent de planer, éviter, balancer des attaques convenues, attendre de récupérer du mana puis repartir à la baston.

Le contraste entre une carte au design sublime et le cruel de manque de vie sur cette dernière, ne m’a pas toujours donnée envie de relancer une partie. Il manque, pour le moment, ce petit quelque chose qui nous pousse à revenir nous friter.

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