[TEST] Assassin’s Creed Valhalla

Après avoir pris le temps nécessaire pour tester ce nouvel opus de la saga Assassin’s Creed, voici venu le moment de rédiger, non pas ma saga, mais le test d’un titre bien parti pour rester dans les mémoires !

Histoire

Sans rentrer dans les détails, Assassin’s Creed Valhalla vous place, vous l’aurez deviné, dans la peau d’un (ou d’une !) jeune viking plutôt porté sur la baston et le pillage. La vie est belle !

Après une enfance brisée, votre personnage nommé Eivor aura à cœur de se venger avant de partir vers d’autres horizons, à savoir l’Angleterre et ses nombreuses richesses, aussi bien agricoles et que pécuniaires.

L’histoire (dont on ne peut pas révéler tous les secrets) a le don de vous embarquer pour une saga viking à la ligne scénaristique convenue mais rythmée qui saura néanmoins charmer les amateurs de récits d’aventures et de fantasy. Les références à des personnages célèbres et autres divinités scandinaves donnent le ton pour une aventure au final palpitante et plaisante.

A titre d’information, j’ai passé une dizaine d’heure à explorer  la première partie de la Norvège avant de la quitter pour les rives anglaises. A mon rythme j’ai donc pu découvrir toutes les subtilités que le début du titre avait à offrir.

Les amateurs du premier Assassin’s Creed sorti en 2007 auront également le plaisir de retrouver quelques « clin d’œil » qui feront ressortir une nostalgie chaleureuse.

Gameplay

Après avoir passé l’été à dérouiller des Athéniens et des Spartiates sur Assassin’s Creed Odyssey (jeu que j’apprécie beaucoup), j’ai rapidement senti une différence dans le gameplay moins « arcade » proposé par ce nouvel opus.

Premièrement, il vous est possible d’accéder à une roue d’action qui vous permet d’effectuer quelques agissements comme appeler votre Drakkar (c’est stylé), votre cheval, ou encore vous dissimuler sous votre cape pour vous fondre dans la masse. Cette astuce est bien utile lorsqu’on désire éviter l’affrontement en zone hostile. Évidemment, pas question de vous mettre à escalader les murs  vêtu de votre capuche, les gardes ne sont pas débiles non plus ! Le coté infiltration est (enfin ?) presque de retour et on ne boude pas notre plaisir.

La seconde différence majeure ressentie dans le gameplay est la modification de la progression RPG qu’ont connu AC Origins et AC Odyssey. Ici, plus d’armes et d’armures à foison à récupérer sur les ennemis. Les pièces d’équipement sont signalées sur la carte et sont uniques. Fini de looter 34 glaives de brigands ou 17 paires de sandales de qualité plus ou moins rares. D’ailleurs, même le système de qualité des équipements a changé.

Dorénavant, il faudra améliorer dans un premier temps la qualité de son armure avec des lingots de nature différentes (carbone, nickel etc.) qui feront évoluer vos pièces d’armure de niveau commun à peu commun, par exemple, puis il faudra augmenter les statistiques de la pièce voulue moyennant la dépense de minerai. L’amélioration de son équipement se fait donc en deux étapes, ce qui à le don de ralentir la montée en puissance d’Eivor, comparé aux précédents opus.

Bien sur, vouloir devenir plus fort implique forcément de consacrer certains moments à la recherche de lingots, de minerais et autres ressources comme le cuir. 

Le système de combat reste semblable à celui rencontré dans Odyssey.  Nouveauté oblige, il est possible de s’équiper de deux armes en même temps pour pouvoir choisir son combo préféré. Double hache, double épée, hache et bouclier, lance, bref, une belle avancée qui envoie du lourd lorsque le finish move s’active. Cela dit, certains combats sont un peu mous à cause d’une IA pas toujours très futée.

Toujours en ce qui concerne les combats, Valhalla propose un arbre de talents énorme bien plus fourni que par le passé. Trois branches orientées discrétion, distance ou corps à corps proposent des bonus afin de diriger votre personnage vers le style de combat que vous préférez. Ces bonus seront appuyés par des aptitudes à découvrir et récolter à travers la carte du monde, parfois au travers de missions, parfois par la simple exploration.

Grande nouveauté dans la série, il faudra désormais s’occuper de la gestion d’une colonie. N’ayez crainte, il ne s’agit pas non plus d’une simulation façon Sims 4 mais plutôt de ressources à collecter au cours de raids pour faire prospérer votre base et d’alliances à forger via quelques quêtes. Cette gestion propose une transition attrayante entre deux chapitres narratifs. Cela crée également une sensation jeu de rôle qui permet une meilleure cohésion de l’histoire. Car en fin de compte, si on a traversé la mer jusqu’en Angleterre c’est bien pour établir une colonie ! 

Exploration

Pourquoi scinder la partie exploration de la partie gameplay ? Car l’exploration de la carte propose une nouvelle façon d’aborder cet Assassin’s Creed.

Sur la carte, vous trouverez différentes activités à réaliser. Que ce soit le pillage d’un monastère,  un monstre mythique à combattre ou un trésor a trouver, l’Angleterre et la Norvège regorgent d’activités à accomplir.

Chaque région compte un système de progression qui répertorie trois catégories d’activités à réaliser : richesses à récolter, mystères à résoudre et artéfacts à rassembler.

Les richesses sont souvent bien gardées par quelques ennemis hostiles ou des mécaniques d’énigmes à résoudre plus ou moins complexes. Les mystères, signalés par un point bleu, sont variés et peuvent se résoudre de différentes façon. Il faudra parfois régler un conflit entre deux protagonistes, escalader une sépulture, discuter avec un pnj etc. Les artéfacts demanderont parfois un peu d’adresse ou de jugeote pour les collecter.

Si vous vous questionniez sur l’utilité de votre navire, sachez déjà que les combats navals sont absents du titre. Votre bateau vous permettra de remonter les fleuves anglais et d’embarquer avec votre équipage préféré avant de vous lancer à l’assaut d’un camp ennemi.

Enfin, contrairement aux deux autres opus, votre oiseau, corbeau dans cet épisode, ne vous permettre plus de cibler vos ennemis à distance. Il vous donnera toujours des informations, mais à vous de retenir la position de vos opposants.

Graphisme et ambiance

Disponible en 30 images par seconde et 4k sur Xbox One X et 60 images par seconde et 4K dynamique (mais souvent native) sur Xbox Series X, le jeu est superbe et propose des décors sublimes.

La partie Norvège vous plonge dans une ambiance scandinave rarement vécue dans un jeu vidéo. Les équipes d’Ubisoft ont du talent et ça se ressent. Les paysages sont à couper le souffle et la direction artistique vous en met plein les mirettes. Vraiment il n’y a pas grand chose à redire. Un recyclage de certains visages d’Assassins Creed Odyssey semble néanmoins bien présent et on trouvera très troublante la ressemblance entre Kassandra et une protagoniste principale.

Comme souvent la bande son nous gratifie de morceaux agréables et prenants. Les voyages en Drakkar sont même agrémentés de chants ou de récits vikings, histoire de ne pas vous lasser par la monotonie du voyage.

Conclusion

Cet Assassin’s Creed Valhalla a tout pour plaire et réussir la transition entre l’ancienne et la nouvelle génération de console. Il est beau, il est vaste, il apporte du changement et renoue avec un gameplay d’exploration et permet un peu d’infiltration.

Pourtant, je pense que malgré tout ces bons points, Valhalla reste un jeu axé RPG et met toujours l’accent sur l’obtention d’un meilleur équipement, le tout faisant de l’ombre aux mécaniques d’infiltration telles qu’on a pu en rencontrer au début de la série. Contrairement aux premiers opus, le jeu fait la part belle aux affrontements brutaux et frontaux et parfois, il est vrai qu’on se demande si le titre « Assassin’s Creed » est encore d’actualité. Quoi qu’il arrive, c’est l’évolution voulue par les développeurs et appréciée par une bonne partie des joueurs.

Si vous cherchiez l’infiltration et la discrétion, vous ne trouverez pas votre satisfaction dans ce titre, si vous avez aimez Origins et Odyssey, ce jeu est fait pour vous !

Nous remercions Ubisoft pour l’envoi du code clef !

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