Les chroniques d’une guerre fratricide : Playstation 4 Vs Xbox One. Episode1.

Ne nous mentons pas. Au moment même où les consoles sont nées, la rivalité entre les joueurs est apparue. Ce bon vieux concours de qui à la plus grosse. On y a tous un peu participé, quelque soit l’époque et le constructeur : Atari, Sega, Sony, Nintendo et j’en passe. Les joueurs ont tous aimé prétendre que leur machine est la plus puissante car il ne fait aucun doute que pour eux : « elle a dé plu bo grafism oh lol xd mdr kevin« . Argument ô combien irréfutable, il va sans dire.

Alors, si vous le voulez bien, installez-vous confortablement et laissez-moi vous compter cette chronique de la guerre des consoles nouvelle génération.


Chapitre 1 : La fin d’une ère.

2012 : la PS3 et la Xbox 360 règnent en maître sur les salons des joueurs… mais on le sent, on le sait, les constructeurs préparent de nouvelles consoles. Osef ! Nous on veut GTA 5 et plus de jeux sur la Wii U !

2013 : la grande communauté des joueurs attend l’E3 avec impatience. Microsoft annonce un événement pré-E3 pour présenter sa prochaine création. Sony reste discret mais ne cache pas que la PS4 arrivera bientôt. Les rumeurs circulent sur le net, les spéculations vont bon train, les fan boys aiguisent leurs manettes. 

Chapitre 2 : Game of Salon : Le Trône du Gamer.

Mai 2013 : le malaise commence pour Microsoft. Le chef de la division Xbox, Don Mattrick, commence doucement à couler son propre navire. Comment ? En présentant un événement pré-E3 en demi teinte…

La présentation permet de découvrir la nouvelle console. Elle s’appellera Xbox One.  Son design massif ne laisse personne de marbre. Don Mattrick présente les capacités techniques du joujou et puis… plus rien. Le Don met l’accent sur le multimédia : Skype, programmes TV, location de films etc. Super ! Mais on veut une console pour jouer, pas pour regarder la NFL que je n’aurai de toute façon pas en Belgique !

Enfin, on apprend entre deux « It’s truly amazing ! » que la console sera livrée avec Kinect.

A  trois semaines de l’E3 on connaît le design de la prochaine Xbox et ses capacités. Plus qu’à connaître le prix et la date de sortie… et aussi les jeux prévus. On reste sur notre faim, on se pose des questions, on spécule. Les pros-Sony envahissent les forums pour placer des « lol xd mdr xbouze » bien sentis : en bref, des arguments forts et réfléchis ! 

Du côté de chez Sony, toujours rien. Même pas une photo volée du prochain design de la console. On estime cependant les caractéristiques de la bête. Les analystes indiquent qu’elles devraient être similaires à ce que propose la Xbox One. 

On dirait que le constructeur japonais se la joue Darth Vador : badass et mystérieux, prêt à péter la rebelle Xbox.

Chapitre 3 : Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation.

Juin 2013 : le soleil de Los Angeles brille au-dessus du plus grand salon du jeu vidéo. Les goutes de sueur perlent sur nos fronts de geek. Les journalistes se massent dans ce petit coin de paradis pour gamers : jeux, consoles, PC (première année que l’E3 accueille une conférence PC), burgers, coca et nanas à moitié à poil pour mieux vendre les jeux. 

Lundi 10 juin : Microsoft ouvre le bal des constructeurs… et la porte des enfers. 

Le show à l’américaine débute. Don Mattrick et ses petits copains reviennent sur la Xbox One et présentent (enfin) ses jeux. On a de l’exclu : Ryze, Dead Rising et Forza. On montre même un teaser du prochain Halo. La bête sortira le 22 novembre. Excellent ! Oui mais… la console coûtera 499€, prêter ses jeux relèvera du véritable exploit et une connexion internet sera obligatoire pour jouer. Seul Don Matrick affiche un sourire à la colgate. 

Lors d’une interview post-conférence, histoire de bien achever la Xbox avant même son lancement, l’extraordinaire Monsieur Mattrick répond de sang froid à la question « Que faire si l’on veut jouer à la Xbox One si  on a pas internet ? » – « Acheter une xbox 360 » : GG WP EZ ! Microsoft vient de perdre la partie. 

Mardi 11 juin : la guerre fait rage sur les sites dédiés aux jeu vidéo. Les fervents défenseurs de la Xbox sortent leur Lanzor et découpent par vague les locustes de chez Sony, mais en vain. Les fans de Nintendo rigolent, bien à l’abri, cachés derrière leur gracieuse mablette. 

L’heure de la conférence Sony approche et raisonne déjà comme le glas pour les joueurs Xbox. La salle de conférence est sobrement décorée. Les rideaux tombent et… pas de Playstation 4. Le design sera présenté à New-York en septembre. Dommage mais ce n’est pas grave. Le constructeur nippon a plus d’un tour dans son sac. 

Jack Tretton, le boss de chez Sony Amérique, sort les Lames du Chaos et commence le massacre. La console sortira pour les fêtes de fin d’année. On pourra prêter ses jeux PS4, pas de connexion obligatoire et la console coûtera 399€. Dernier coup de poignard pour le rival Microsoft : Activision annonce que le blockbuster Destiny, le nouveau jeu de Bungie (créateur du jeu Halo) favorisera la Playstation 4 en proposant du contenu supplémentaire sur la plate-forme japonaise. Finish him !

Le général Tretton se la joue stratège. Profitant de la joie générale, il annonce en catimini que le Playstation + sera payant, tout comme le Xbox Live. L’annonce fait mal mais ça passe. 

Le bilan est lourd : malgré une bonne conférence du constructeur américain, les trop nombreuses restrictions liées aux jeux ont permis à Sony de profiter d’une faille dans la défense et de remporter le plus important, la victoire médiatique. 

Encore une fois le net s’enflamme. Des vidéos apparaissent sur YouTube prônant l’une ou l’autre console. Les commentaires explosent sur les forums. Noobs, Kevin, et autres experts en jeu vidéo âgés de 12 à 99 ans pullulent et prédisent la fin de Microsoft, cette entreprise qui ne disposait « seulement » que d’un ridicule et insignifiant chiffre d’affaire de 15,15 milliards d’euros ( +/- 20 milliards de $) à l’époque. 

Quelques jours après l’E3, alors que la « Guerre des consoles » fait rage, Microsoft fait une annonce tonitruante.

La firme de Redmont annonce qu’elle va faire marche arrière en permettant le prêt de jeux et indique que la console ne nécessitera plus de connexion internet permanente. Et comme une bonne nouvelle ne vient pas seule, Don Mattrick est viré de chez Microsoft et fait place au « freshman » Phil Spencer, épaulé par le sympathique Major Nelson. 

Septembre 2013 : Sony présente le design de sa console lors de la conférence New-yorkaise. Il en sera ainsi : Microsoft aura un magnétoscope noir, Sony un grille pain noir moitié brillant. 

Chapitre 4 : un nouvel espoir.

Le temps passe et les jeux débarquent, les consoles se vendent, enfin, surtout la PS4. Il va sans dire que la firme nippone a surtout profité de la communication désastreuse de Don Mattrick (qui a rejoint l’entreprise Zynga et disparu dans le vide jeuvidéoludique avec elle). 

Alors que Sony se délecte de sa confortable avance en terme de vente de consoles, un nouveau héros semble se profiler du côté de chez Microsoft. Phil Spencer. La légende raconte qu’il tweet plus vite que son ombre. Il félicite ses concurrents, répond aux fans inquiets et peut compter sur l’appui du MasterChief lors de l’E3 2014. Le camp Xbox est loin d’être KO et adopte une nouvelle stratégie : la zen attitude. « Zen tu seras, des consoles tu vendras« .

 

 

 

 

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