TEST : Praetorians HD Remaster

Ave Centurion ! Es-tu prêt à aider César dans sa conquête de la Gaule ? Oui ? Super, alors prends ta manette, pose-toi dans le divan et en avant !


Disponible depuis vendredi 18 septembre, nous livrons aujourd’hui le test de Praetorians HD Remaster édité par Kalypso Media et développé par Pyro Studio. Les anciens se souviendront sans doute de ce jeu de stratégie en temps réel paru initialement sur PC en 2003, mettant en scène des combats antiques entre Romains, Gaulois et Égyptiens. Que vaut ce Remaster HD disponible désormais sur PC, Xbox One et PS4 ? Agréable retour dans le passé ou terrible débandade ?

L’histoire. 

Devenus rares ces dernières années, le petit monde des joueurs de STR devrait être heureux de pouvoir fouler de nouveau le sol de la Gaule cisalpine, entre autre.

Aux commandes des légions de Jules César, il vous sera demandé de partir à la conquête de la Gaule afin de couvrir de gloire votre général. Vos pérégrinations vous mèneront aussi bien dans les forêts pluvieuses de la France/Bretagne que dans les oasis égyptiennes. 

Au final, peu de rebondissement dans le scénario, mais un fidèle cours d’histoire qu’il est agréable de vivre au travers de parties rythmées et pas toujours faciles. Les missions alterneront entre guérilla en forêt, bataille dans les collines, prises de forteresses ou affrontement en plein désert. Rapidement on retrouve les sensations d’antan et cela fait du bien !

Gameplay  

Engouffrons-nous au cœur du jeu et parlons de son principal atout, son gameplay : nerveux, rapide et impitoyable.

Avant de parler de la gestion des troupes, attardons-nous brièvement sur l’adaptation du soft aux consoles : c’est réussi, et parfaitement maîtrisé. Le tutoriel simple et clair nous donne rapidement toutes les clefs pour gérer aux mieux nos troupes sur le champ de bataille. Le maniement est presque aussi intuitif que sur PC, et pour cela, on ne peut que féliciter le travail des développeurs.  

Néanmoins, ce qui m’avait marqué lorsque j’étais adolescent me fait encore frissonner aujourd’hui. En plus d’un mode campagne bien scénarisé, Praetorians propose un mode escarmouche et un mode multijoueur en ligne. Si la campagne propose déjà du fil à retordre à certains moments, on se surprend vite à enchaîner les combats d’escarmouche grâce à la nervosité d’un jeu qui demande une précision et une micro-gestion des troupes comme peu d’autres STR le demandent. 

Le titre propose 3 civilisations : Romains, Gaulois, Egyptiens. Peu importe la peuplade choisie, elles proposent, comme en 2003, toutes un panel allant de l’infanterie de base, aux piquiers, archers, cavaliers et autres unités spéciales coûteuses mais puissantes. 

Pour recruter une armée, l’infanterie doit d’abord sécuriser un village avant que le commandant n’y prenne place. En effet, le jeu ne propose pas de construire des camps fortifiés ou autres bâtiments comme dans un AOE ou Starcraft. Des villages neutres sont disponibles sur la carte et il ne tient qu’a nous de nous les approprier. Chaque village dispose d’une nombre d’habitants disponibles (généralement 300) qui se renouvelle lentement. Point de ressources à collecter, seulement du temps et des habitants à gérer avec parcimonie.

Le coté rapide et nerveux du titre tient dans un premier temps à la facilité de création des unités, mais également à la micro-gestion des troupes sur le champ de bataille. Une charge vers un plateau situé en hauteur et couvert par des archers ennemis aura tôt fait de réduire à néant votre assaut. Une embuscade en forêt rondement gérée, même avec moins d’unités, peut dévaster les meilleurs troupes adverses. 

Vous l’aurez compris, la compréhension du terrain est capitale pour s’assurer de remporter le combat. Mais qu’à cela ne tienne, utiliser toutes les compétences de ses unités au bon moment peut s’avérer être la clef d’un brillant succès militaire. Une volée de pilum, suivie d’une charge de cavalerie sur le flanc, et voilà les troupes adverses en déroute. Bref, tout l’intérêt du jeu réside dans l’utilisation parfaite de son environnement et de la rapidité d’exécution de nos unités. Un régal pour les stratèges ! 

Graphismes et bande son. 

Dans un jeu qui se targue d’un « HD remaster » dans son titre, il faut bien s’attendre à ce qu’on lui tombe sur le coin quand il s’agit de parler graphismes. Sans être éblouissant, le titre n’est clairement pas laid et le studio propose une refonte graphique correcte qui permet avec efficacité de profiter à fond des affrontements. Le jeu est également très fluide et cela en toute circonstance.

Testé sur une Xbox One X et une TV 4K de 43″ on a clairement pas à se plaindre du rendu affiché ! Beau travail. 

J’aimerais ici mentionner l’excellente bande-son du soft (déjà présente sur la version PC de 2003). Envoûtante et en accord avecle jeu, elle apporte cette touche de satisfaction non négligeable lorsqu’on navigue dans les menus ou quand le combat est engagé. 

Alea jacta est ! 

Que penser de ce titre ? Alors que le genre STR (jeu de stratégie en temps réel) est vraiment boudé depuis quelques années par les développeurs (consommateurs?) ce genre de remaster devient monnaie courante. Est-ce pour autant décevant ? Non pas du tout. Bien qu’on préférerait un nouveau jeu ou une nouvelle licence, replonger dans un petit chef d’œuvre remis au gout du jour est toujours appréciable. 

Seule ombre au tableau, s’il en est, serait le manque d’ajout par rapport à la version initiale. Oui c’est un « remaster » et non un « remake », mais le seul ajout d’un mode HD saura-t-il faire craquer le potentiel acheteur ? Et bien si vous avez déjà goutté au titre et que vous êtes en manque de jeu de stratégie, foncez ! Si vous êtes néophyte en la matière, pourquoi pas ! Si vous jouez encore à la version 2003, non ça ne vaut pas le coup !

Nous finirons donc par souligner que les points forts du jeu résident essentiellement dans le gameplay rapide, nerveux et décisif du titre plutôt que par le remaster du titre qui, au final, propose une copie propre et bienvenue pour les aficionados du genre STR. Néanmoins, s’il fallait pointer du doigt un léger défaut, ce serait sans doute les quelques imprécisions de la manette comparé au combo souris/clavier. Si le tout est plutôt bien fichu, il s’avère que poser des échelles sur un rempart en plein assaut peut s’avérer être chose difficile, voire frustrante lorsque le curseur ne cesse de bouger de place.

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