[TEST] Mortal Shell : Enhanced Edition

Sorti cet été, Mortal Shell, nouveau membre de la famille des « Souls-like » s’est vu doté d’une version améliorée destinée aux consoles de nouvelle génération. Étant donné que nous n’avions pu tester le jeu lors de sa sortie originale, nous établirons ici un test exclusivement basé sur la version Xbox Series S.


Développé par le studio indépendant Cold Symmetry, Mortal Shell est destiné à un public avertis. En arborant un coté « Souls-like » affirmé, vous savez déjà que vous risquez fortement de mourir en boucle au même endroit et qu’il est bon de timer avec précisions vos actions.

Histoire :

Soyons honnêtes, Mortal Shell ne brille pas grâce à un scénario transcendant. Vous incarnez un corps décharné a qui l’on a promis de quitter l’enfer dans lequel il séjourne moyennant des glandes à récupérer sur des boss (6 au total). Pour se faire, notre protagoniste est amené à incarner quatre corps (shell) différents afin de combattre ses ennemis. Néanmoins, il est au regret de constater qu’au fur et à mesure de la progression, le lore pourtant sympathique peine à se développer pour devenir réellement intéressant.

Ambiance et graphisme : 

Qui dit « Souls » dit sombre. Mortal Shell n’échappe pas au cliché. L’ambiance froide et gothique du titre est plaisante et colle bien à l’univers que les développeurs ont voulu créer. Les environnements sont détaillés, l’ambiance pesante et la musique/bande son fait le taf. Cela dit, le level design semble clairement volontairement avoir été truffé de recoins mal foutus histoire de planquer un ennemi qu’on aurait pas pu voir autrement qu’en se prenant un coup de hache. Qu’à cela ne tienne, l’exploration de la carte reste agréable et grisante. Le jeu propose son lot de PNJ tous bien connus des amateurs du genre : le vendeur qui n’hésite pas à faire payer plein pot sa marchandise, la femme mystérieuse qui guide notre héros etc. Coté ennemis, on peut être satisfait du bestiaire varié qui nous est proposé. Chaque adversaire proposant un pattern de coups qui lui est propre.

Cette version « enhanced » a été testée sur Xbox Series S. La petite console de Microsoft permet de jouer en 60 fps 1440p et le résultat est vraiment convaincant. Une distance d’affichage honnête et des temps de chargements raisonnables pour le SSD permettent de ne pas trop pester lorsqu’on a (encore!) mordu la poussière (il est loin le temps d’attente de Bloodborne !). 

Cette version enhanced est gratuite pour les possesseurs du jeu de base sur Xbox One et PS4. Si le jeu Xbox One permet de reprendre sa sauvegarde sur la Xbox Series S|X, cela n’est pas le case sur PS5 où il faudra tout recommencer.  

Gameplay :

Plutôt novice en la matière, je dois dire que j’ai galéré dès le début… Rapidement on remarque que le point fort du jeu se trouve dans un gameplay éprouvé mais qui recèle de quelques subtilités bien venues. En effet, Mortal Shell propose des combats difficiles où il faudra apprendre par l’échec. Si l’envie de lancer votre manette dans la télé vous démange, dites-vous qu’après votre 2ème ou 3ème mort vous devriez avoir pris le tour pour vous éviter un quatrième trépas. Les affrontements demandent donc de la rigueur et de la concentration. En parlant de mort, votre première défaite en combat extraira votre personnage hors du corps qui l’occupe, vous permettant de le réincarner rapidement et de récupérer vos points de vie. Par contre, votre deuxième mort vous obligera à recommencer une partie du niveau.

Chaque corps (shell) que vous incarnez possède sa roue de talents à exploiter. Ces shells sont a découvrir au fur et à mesure de l’exploration de la carte. Malheureusement, pour accompagner ces corps, il n’y a pas pléthore d’armes. Vous aurez le choix entre une épée longue, une épée à deux mains, un marteau et une masse. En combat, il vous sera possible d’asséner des frappes légères ou lourdes. Une jauge de détermination se remplira lentement au fil du combat. Celle-ci sera à utiliser avec parcimonie car elle pourrait se révéler être fatidique contre un boss. Mais là où Mortal Shell se démarque de ses grands frères, c’est dans son système de « durcissement ». Effectivement, vous pourrez décider de durcir votre corps pour encaisser une attaque ou lancer une frappe (très) lourde sur l’ennemi. Enfin, s’il existe bien des fioles d’Estus ou des champignons pour se soigner, esquiver une attaque vous rendra quelques PV bien appréciables !

Un autre point intéressant du gameplay réside dans l’utilisation des objets. Lorsque vous découvrez un objet vous n’aurez aucune indication quand à son utilité. Il vous faudra essayer ou gouter à vos risques et périls des items parfois peu attrayants. Heureusement, plus vous les utilisés, plus vous en saurez sur l’effet de l’objet. Une fois votre barre de connaissance augmentée au maximum vous pourrez développer un effet secondaire à l’objet. J’avoue que cette gimmick apporte un certain plus intéressant au gameplay. Par contre, du coté du craft, le jeu ne permet pas grand chose. Un établi situé dans votre camp de base vous permettra d’améliorer vos quatre armes et c’est tout.

Conclusion

Pour un studio indépendant composé de 15 personnes, le résultat final n’est pas mal du tout. Bien que parfois blotti dans les clichés du genre, Mortal Shell propose des nouveautés rafraichissantes et agréables, comme le gain de PV en esquivant, la maitrise des objets au fil du temps et le durcissement de votre corps. Au final, outre un manque d’originalité dans le level design et la faible possibilité d’améliorer son équipement, le jeu mérite le détour. Pour +/-30 euros, vous pourrez compter sur une quinzaine d’heures de jeu et de défi, ce qui constitue une belle entrée en matière si vous désirez aborder l’univers des jeux « souls-like ». Personnellement, ça me donne envie d’aller râler sur Sekiro ou Darks Souls !

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